Société, société
Dimanche dix septembre deux mille six. Onze heures trente-trois. Le mois de septembre continue son travail de sape en dents de scie. Mes tentatives un peu molles pour inverser la tendance ne se sont pas encore soldées par un échec total, mais j'y travaille. Dans un coin de mon agenda, le compte à rebours le plus optimiste dénombre encore une cinquantaine de jours que je pourrais, raisonnablement, consacrer à la rédaction de mon mémoire. Quelles qu'en soient les raisons, ce mémoire doit rester ma priorité numéro un du moment. C'est tout de même assez dur à intégrer. Je commence quand je veux.
J'ai un peu perdu le fil des jours, le détail de ce que j'ai mentionné ou non. Peu importe au fond, il ne s'y passe pas grand chose. Mon mal de dos s'est estompé. Je n'ai plus mal qu'en fin de journée, surtout quand j'ai fait des mouvements brusques. Avant-hier, vendredi huit septembre, je suis resté chez moi. Je fais ça un jour sur deux en ce moment, pour économiser de l'argent sur les tickets de métro. Je devrai sans doute m'acheter une carte orange le mois prochain pour aller au boulot, il va donc falloir que j'essaie de rogner sur les bouts de ficelle ce mois-ci. Pas trop difficile, je suis déjà à deux doigts de mon découvert maximal autorisé. Vive le frigo parental.
Hier, je me suis rendu chez Ramethep, pour prendre le thé en compagnie de divers habitués des lieux. Puis j'ai longé le Canal Saint-Martin jusqu'au pied-à-terre d'une paire d'amis louant dans les environs. Hamburgers maison, wodka polonaise aromatisée, divers étudiants polonisants. J'ai profité de mon passage pour mémoriser quelques mots de polonais, pas assez pour tenir une conversation, mais suffisamment pour faire quelques phrases simples bourrées de fautes. Vers minuit et demie, tout le monde prend le métro pour aller en boîte de nuit. Je les accompagne sur une partie du trajet, avant de poursuivre mon chemin. Comme les trains ne circulent plus, je marche une petite heure pour regagner le domicile. Ca m'a fait du bien, malgré des raideurs dans le dos en fin de parcours. Et je me suis endormi avant la fin du match de tennis, tant pis.
Programme de la journée: avancer mes lectures. J'ai terminé "Wizard's first rule", et ait commencé "Jonathan Strange & Mr Norrell", de Susanna Clarke, accessoirement lauréate du prix Hugo deux mille cinq, ainsi que "The heart is a lonely hunter" de Carson McCullers (ou un nom approchant). Dans l'après-midi, descendre tel le faucon pélerin sur les réserves de thé de la belle ville de Massy. Y jouer aux cartes avec des amis de passage, y discuter de choses et d'autres. En soirée, réviser mes examens d'indonésien de demain matin. Je n'ai pas vraiment repris l'étude de cette langue depuis six mois, on verra bien si j'ai le niveau. Je n'ai pas envie de fournir d'efforts trop importants. Si j'échoue, je ne sais pas si je continuerai. Je pourrai toujours étudier le laotien, ça me changera un peu.
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