Orchestration

Publié le par Paraph


    Jeudi dix août deux mille six. Onze heures quarante-quatre. Je sens naître en moi une étrange concentration des énergies cosmiques, comme si ma vie, jusqu'à ce point, n'avait tendu que vers un seul but, dont l'imminence ne fait que souligner l'inutilité du reste. J'ai dormi la porte ouverte, pour ménager des courants d'air dans le petit matin. La sensation d'étouffement procurée par le soleil levant semble synonyme d'un retour en force de l'été caniculaire. La poussière s'accumule dans mes caves, entre les rayons bondés des armoires métalliques disposées dans les profondeurs de la terre. Demain est déjà là.

    J'ai passé ma journée d'hier à végéter au domicile parental, à jouer au scrabble, à regarder des performances athlétiques par les petits bonshommes de la télévision. J'en ai fini avec Hornby, et je me suis remis à me pénétrer des idées obscures de Tarkovski, dont j'avais laissé en plan "Le temps scellé", où il explique tout un tas de choses absconses sur son art. J'aime bien ses films, il y a des images.

    Programme de la journée: finir le Tarkovski, ou changer si c'est trop chiant. J'ai un Irving sur le sommet de la pile, il devrait y passer bientôt. Je dois passer sur Paris à un moment de la journée, pour récupérer les cours de chinois prêtés à un collègue la semaine dernière. Il serait souhaitable que j'aie un peu de chinois sous la main, pour pouvoir m'essayer à me briser les ongles sur la forteresse des quelques examens qu'il me manque pour valider ma licence. Le reste du temps, penser à me mettre à rédiger mon mémoire, depuis le temps que ça traîne.

 

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Publié dans schopenhauer

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