Turbonium Lizard
Dimanche vingt-trois juillet deux mille six. Treize heures cinquante-neuf. Encore une journée d'été, inutile comme elles le sont toutes. La chaleur semble moins tenace qu'hier, et mon rhume semble lentement lâcher prise. Les poumons claquent encore de temps à autre, la gorge rougeoie en début de journée, le robinet nasal multiplie les gigues impromptues, le sommeil se prolonge au-delà des jours. Je serai bientôt opérationnel. Je m'accord encore une journée de farniente, et dès demain, trente-huit jours avant mon échéance finale, je me remettrai à la rédaction de mon mémoire de maîtrise. Si tout va bien.
Hier, après une alternance de siestes fiévreuses et de lectures amorphes, je me suis rendu sur Paris pour un anniversaire en rouge. Sangria aux fraises, compagnie sympathique, il a même été possible de jouer aux cartes. Reparti vers quatre heures avec le bus de nuit, qui a parcouru quinze kilomètres en un peu moins d'une heure, me déposant devant chez moi sur le coup de cinq heures. Sept heures d'un sommeil facilité par la réduction du climat, un repas en famille, et le reste du dimanche me tend les bras.
Programme de la journée: de la lecture, du repos et le culte de la vague. Je me suis remis à suivre les aventures des émigrants suédois, de Vilhelm Moberg, je suis actuellement dans le quatrième tome. Les paysans arrivés en Amérique ont trouvé un terrain où refaire leur vie, et sont en train de bâtir leur maison pour survivre à l'hiver, qui s'annonce rude et long. J'ai par ailleurs cédé aux pressions internes, et j'ai commandé le dernier roman de Fred Vargas. Il m'en reste encore deux ou trois à lire, mais ma tante les possède probablement. Ca fait longtemps que je ne me suis pas trempé les lobes dans de la littérature policière de gare, ça me manquait.
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