Panthère des sables

Publié le par Paraph


    Samedi vingt-quatre juin deux mille six. Midi vingt-neuf. La routine s'installe, avec son cortège d'impressions nauséeuses. La volonté d'agir se trouve paralysée par l'inertie du système. Le système est composé des éléments qui s'en détachent. J'ai bien dormi, mais peu de temps.

    Hier, après une sieste en début de soirée, j'ai lu jusqu'à l'aube. Avant ça, j'avais regardé deux films de Pedro Almodovar, les premiers de mon existence, "Dans les ténèbres" (1983) et "La loi du désir" (1986). Les situations sont intéressantes, les acteurs ne jouent pas faux. Il y a pourtant quelque chose qui ne passe pas, je ne saurais dire quoi. Peut-être le mélange drogue-amour-religion, trois thématiques auxquelles je suis globalement insensible. C'est bien fait, mais je ne me sens pas concerné.

    Programme de la journée: marcher deux heures à travers la banlieue. Partie de jeu de rôles à Massy. Il y a bien longtemps, voire davantage, dans une lointaine galaxie, ou celle d'à côté. Aucune idée de ce que nous réserve le scénario du jour. Sans doute de la négociation, de l'enquête, de l'action. Le cocktail habituel. Qui fait bien son œuvre. Je sors toujours régénéré d'une partie.

    Depuis deux jours, je suis seul au domicile parental. La solitude est parfois pesante. Je ne suis pas fait pour vivre seul, semble-t-il. Du moins mourrai-je accompagné. Plus que treize jours avant mes oraux. La tension commence à devenir palpable. En tout cas par la peaume de ma main gauche, la plus sensible des deux, celle qui est capable de tendre vers l'infini en modulant les lignes de force.

 

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Publié dans schopenhauer

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