Portails dans le désert
Mercredi quatorze juin deux mille six. Une heure vingt-sept du matin.
Rubrique météo: Pluie. Fraîcheur. Les plantes gazouillent, elles dansent dans la mare en criant sus aux cormorans. De mon côté, je me réjouis plutôt de ce retour à des températures plus humaines. J'aime bien la chaleur, mais par moments, ça fait du bien de pouvoir l'ignorer. A vrai dire, je m'en passerais bien, sauf à être en vacances, perdu dans la garrigue, à sillonner les dunes de sable à la recherche des derniers descendants du Roi Scorpion.
Aujourd'hui, j'ai parcouru l'horloge comme à l'accoutumée. Levé vers dix heures, j'ai terminé de relire, corriger, badigeonner de rouge le mémoire de DEA d'un pote. Ca m'a pris deux jours, mais j'ai pu le faire dans les temps. Après quoi, plutôt que de traîner chez mes rampes, je suis allé zoner à la fac. J'y ai bu du thé, mené des conversations à bâtons rompus, croisé des amis de passage et laissé passer l'heure de fermeture de la bibliothèque, où je devais pourtant rendre un ouvrage emprunté il y a une quinzaine.
Dans la soirée, restaurant chinois à Belleville, avec toute l'équipe de Vesoul, avec laquelle j'avais hanté le festival de la ville en question, en février dernier. Nous nous sommes retrouvés à dix-sept, et comme j'avais fait la réservation, la table ne comportait que douze places. Repas agréable, rien d'exceptionnel culinairement, mais le plaisir de revoir des amis rehaussait l'atmosphère. Cafouillage au moment de payer, je crois qu'au final l'erreur était due à une mauvaise manipulation de ma part.
Programme de la nuit: rester une heure sur internet. Me renseigner sur Pierre Boulle, sa vie, son œuvre. Méditer les séances de cinéma auxquelles je serais susceptible de m'enferrer demain. Aucun film passionnant en perspective. Prévoir quelque chose pour l'examen d'indonésien que j'ai réussi à reporter à la semaine prochaine. Poursuivre ma lecture, entamée aujourd'hui, de "Trouble is my business", un livre de Raymond Chandler regroupant des longues nouvelles écrites entre mille neuf cent trente-trois et mille neuf cent trente-six.
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