Pique-nique
Dimanche vingt-et-un mai deux mille six. Vingt-et-une heures quarante-huit. Le pique-nique organisé par mes soins a été un franc succès. Nous avons été jusqu'à sept, et il n'a pas plu. Pas une goutte. Nous sommes restés six heures sur l'herbe, à l'ombre des cerisiers qui n'étaient plus en fleurs. Cerisiers du Japon, s'entend. Le tout au Parc de Sceaux, un sympathique espace vert copié sur Versailles, qui malgré son emplacement en banlieue a su déplacer les foules. Bien mangé, aussi. Toujours amusant de mettre des visages sur des gens connus uniquement par le net.
Dans l'opération, j'ai pris le soleil. Un peu trop, même. Coups de soleil, légers mais réels, sur le front, le nez et les mains, seules zones de mon corps non, partiellement ou épisodiquement couvertes. Heureusement qu'il y avait des nuages le plus clair du temps. Dans la foulée, je viens de dormir deux heures. Je ne sais pas quand je serai en mesure de me rendormir. Ma mère, mauvaise cuisinière, on ne peut pas être parfait, avait fait ce soir une pizza trop salée, que j'ai mangée jusqu'à la croûte, que j'ai laissée. Je n'aime pas les anchois.
Programme de la soirée: me mettre au lit avec un bon bouquin et attendre que le sommeil vienne. Dans un premier temps, "Un peu plus loin sur la droite", de Fred Vargas, puis le livre du dessus de la pile. Pas le temps de faire dans la dentelle, les chenilles arboricoles s'en sont chargées. Pauvres cerisiers.
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