Ewigkeit
Mercredi trois mai deux mille six. Onze heures trente. J'ai passé les deux derniers jours en vadrouille. Retrouver ses pénates n'est pas tout. Encore faut-il atteindre les objectifs que je me suis fixé. Lundi matin, j'ai eu le temps de commencer la rédaction de mon mémoire, à hauteur d'une dizaine de pages. Selon le calendrier défini fin février, il me reste vingt-huit jours pour boucler le tout. J'espère pouvoir consacrer quelques heures à cette tâche aujourd'hui, si la station de travail reste accessible une période de temps suffisante. Nous verrons bien.
Lundi premier mai deux mille six. Ai réussi à esquiver les vendeurs de muguet tapis dans l'ombre et les marcheurs de défilés embusqués dans les recoins de la république. L'après-midi, petite réunion entre amis pour mettre au point un projet commun. Nous avons été d'une surprenante efficacité, preuve s'il en est besoin qu'avec le temps, certaines choses se rodent et s'arrangent. Dans la soirée, barbecue à Saint-Denis chez la Trinité, réduite d'un tiers, et parties de cartes jusqu'à l'aube. Dormi sur place. Essayé de réviser mon russe, mais sans grand succès.
Mardi deux mai deux mille six. Atelier lecture dans le salon, suivi de quelques parties de cartes dans le jardin. Le soir, restaurant tamoul avec deux amis, au carrefour de l'expatriation. Avons accompagné le Sultan jusqu'au train, tout cela avait enfin l'air d'un vrai départ précédé d'adieux en règle. Normalement, notre prochaine entrevue se déroulera en deux mille sept, voire deux mille huit si séjours et départs se télescopent dans une configuration impromptue. Passage chez Ramethep pour prendre le thé et bavarder, suis rentré par le dernier métro.
Ce matin, ai profité du beau temps, plutôt frais, pour dormir tard. Vers quinze heures, rendez-vous chez des amis pour un jeu. Mon planning de travail tombe à l'eau. Je dispose de deux heures pour être efficace, ça sera toujours ça de pris. Au programme: rangements, travail sur le mémoire, lecture. En chantier, "The forever war", roman de science-fiction datant de 1974 et dû à Joe Haldeman, ainsi que "A voyage to Arcturus" de David Lindsay (1920), un classique de la fantasy du début du siècle, naïve et onirique comme il se doit. Et toujours l'histoire des paysans suédois, une histoire des Etats-Unis, un roman interminable de fantasy nonantisante, et sans doute autre chose dans les strates inférieures de ma pile de lectures en cours. Affaire à suivre.
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