Dans l'enfer du devoir

Publié le par Paraph


    La routine s'installe. Tremblez. Je suis en train de me recaler sur un rythme diurne, actuellement deux heures-dix heures. J'ai constaté qu'en me levant matin, le moral était meilleur, que je déprimais moins facilement et que j'avais l'impression d'aller quelque part, tout en piétinant de plus belle. Mais l'important, c'est dans la tête, comme disait je ne sais plus qui, le pauvre. Réveillé vers neuf heures et demie, spontanément flagellé par les rais de l'astre mourant, je ne suis ni frais ni dispos, mais bel et bien prêt à affronter une nouvelle journée. L'oreille gauche me fait mal, mais sans doute est-ce dû à mon extrême sensibilité de la région idoine. Je sais tenir mes ennemis à distance, par la puissance de Mjolnir.

    Le programme du week-end tient en quelques mots: une partie de jeu de rôles cet après-midi, une partie demain. Entre les deux, s'il y a lieu, m'occuper comme je pourrai. Faire tous les déplacements à pied, les fonds nécessaires à l'achat d'un ticket de RER me faisant défaut. Il doit y avoir huit kilomètres à marcher ce jourd'hui pour me rendre jusqu'à Massy, et une quinzaine demain pour échouer au fin-fond du dix-septième, dans une contrée où résident d'étranges monstres couverts d'écailles, à l'haleine fétide, prompts à vouer un culte au cruel Fafnir. Allons, quittons prestement ces rives meurtries par le flot des ans, on m'attend en haut lieu.

    "Les oiseaux de Bangkok" ne sont pas tout à fait de l'histoire ancienne, j'ai été capturé par une séance de Pictionary en ligne qui a duré une bonne partie de la soirée. J'ai aussi rejoint mes parents dans leur processus de légumisation devant un épisode d'une série quelconque sur M6, l'histoire d'un enquêteur et d'un mathématicien, son frère, qui veulent prouver les faiblesses structurelles d'un bâtiment pour venger un ami. Ils y arrivent. Le tout manque terriblement d'intérêt. Un peu comme ma vie, mais les producteurs sont en train d'y travailler. Les pauvres.

 
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Publié dans schopenhauer

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