Tournicotons
Vendredi sept avril deux mille sept. Midi quarante huit du matin. Très mal dormi. Les yeux me brûlaient. J'ai rêvé que je me pendais, et que mes amis étaient des préfixes de la langue indonésienne. Je formais des mots avec, et j'étais désespéré parce que tous les mots se ressemblaient.
Au réveil, je suis abattu. Rien n'a d'importance, ma vie est un échec. L'avenir, le passé et ce qui tient lieu de présent se mélangent dans une nullité qu'est ma vie. Hop, à la douche. Ca va mieux, mais ma moustache me gêne pour manger. En écoutant la radio, j'éclate en sanglots quand j'entends "oui, c'est moi" de C Jérôme. La journée commence bien.
Programme de la journée: attendre qu'un ami passe pour que nous allions nous promener dans les bois. En attendant, zoner en lisant Dan Brown, quitte à être un loser, autant le faire en déplorable compagnie. Dans la soirée, trouver un truc à faire. Les deux jours à venir s'annoncent mornes, je n'ai absolument rien à faire. Peut-être passer à l'anniversaire d'un pote, si j'ai envie de voir des gens, mais ça n'est pas sûr. Ne pas trop penser à la mort, c'est usant.
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