Gravillons
Dimanche trois avril deux mille six. Je suis parti marcher à travers la banlieue. Je me suis perdu. Il faisait beau. J'ai compulsé "L'indonésien sans peine", jusqu'à la leçon quatre-vingt cinq. Etant en retard à mon rendez-vous, j'ai pris le métro. Je me suis trompé de ligne. J'ai dû en prendre quatre pour parvenir à destination, au lieu de deux. Je n'aime pas les nouveaux tapis-roulants de la gare Montparnasse.
Passé chez des gens. Nous avons discuté et été méchants. Je suis parti avec certains d'entre eux. Dans la soirée, partie d'un jeu de gestion simplifiée "Alhambra", intéressant. J'ai perdu. J'aime perdre. M'égarer m'a toujours procuré un grand plaisir, ma vie n'est, à vrai dire, qu'un long, trop long égarement. Comme j'étais du côté de chez Edriwing, je suis passé chez lui. Partie de "Loups-garous de Tiercelune" avec une vingtaine d'adolescents boutonneux fans de bandes dessinées japonaises et de produits dérivés d'icelle. Partie intéressante, mais je suis un vieux con.
Resté chez Edriwing le temps de l'aider à réviser son japonais. Ai raté mon train, ai fini par rentrer en bus de nuit. Couché vers trois heures. "The dragon waiting" de John M. Ford, est un très bon roman de fantasy historique. Je me le recommande.
Lundi quatre avril deux mille six. Levé tard. Mon mal de gorge commence à s'estomper. Je n'ai toujours pas entamé la bouteille de vodka polonaise (zlatny, j'ignore ce qu'elle vaut) achetée samedi. Programme de la journée: zoner un peu chez moi, rejoindre des amis pour dépenser en livres de l'argent que je n'ai pas, les conduire dans le grand nord pour une orgie de fromages putréfiés et de jus de raisin fermenté qui fait tourner la tête et perdre la raison. Nous serons entre quelques-uns et beaucoup, nombreux furent ceux à qui je lançai l'appel, qui sait combien sauront l'attraper au vol et répondre à son cri déchirant?
Si j'étais un cormoran, j'me méfierais du mazout. Mais si j'étais au courant, je n'serais pas tombé d'dans. C'est très dur, en plein mois d'août, de s'démazouter les dents. (A chanter sur l'air qui vous plaira, tralala.)
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