Et cette machine dans ma tête
La journée d'hier n'a été qu'une longue série de déplacements. Vers midi, je suis passé chez une amie récupérer des cours et des livres accumulés au cours de ses études d'anglais (je passe le CAPES dans une dizaine de jours). La sédimentation fut plus importante que prévue. Je me suis retrouvé chargé de trois sacs assez lourds. A porter sur deux kilomètres pour revenir chez moi. Après une tentative malvenue d'attacher un des sacs (en plastique) à mon sac à dos pour libérer ma main gauche, afin de pouvoir lire en marchant, j'ai fini par faire le trajet en simple baudet.
Je ne suis pas habitué à ce genre d'effort. Il m'a bien fallu une demi-heure pour rentrer, plus une demi-heure pour me remettre. Ma sœur se faisait du thé, j'en ai bu une pleine casserole. Après quoi, je suis passé chez mon frère. Il m'avait demandé de l'aider à aller acheter, puis ramener, une machine à laver le linge. Excursion dans un grand centre commercial de la banlieue sud. Passage dans plusieurs magasins. Nous avons fini par apprendre que ce genre de produit se faisait obligatoirement livrer. En journée, pendant que mon frère travaille. Je suis donc chargé de squatter son appart', mardi matin, en attendant les livreurs. Hourra.
La soirée proprement dite était également occupée. Arrivée en retard à une première soirée, après avoir inopinément claqué mes derniers kopeks dans une fromagerie. La présence de vin rouge a joué en la défaveur de ma sobriété. Deux bouteilles plus tard, nous (le Sultan était avec moi d'un bout à l'autre de la soirée) sommes partis vers la banlieue nord (noyau dur) pour une pendaison de crémaillère. C'était bien, mais nous sommes arrivés après la bataille du salé, et je ne raffole que très modérément des déserts (sic) sucrés. Et j'étais fatigué. Départ collectif pour prendre le dernier RER, converti en lutte pour attraper le dernier métro. Vingt stations plus tard, descente au terminus de la ligne, une demi-heure de marche, un trajet en bus de nuit, hourra. Nous y sommes.
Les restes innocents d'une pizza blessée ont fait les frais de ma fringale. Le tout devant les vingt premières minutes de "Jaanbaz", film pakistanais entièrement tourné en pendjabi (langue que je ne comprends que très modérément), sans sous-titres, racontant l'histoire d'un justicier. Le tout est à mourir de rire. Réveillé prématurément par le froid soleil de cette fin d'hiver, j'ai achevé la lecture du second ouvrage en cours sur l'Asie du Sud-est, pour entamer le troisième. Dans l'après-midi, migration vers la (lointaine) banlieue est, pour une partie de jeu de rôles inopinée. Demain, bibliothèque, bachotage, et tout ce genre de choses.
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