Bras spiralé

Publié le par Paraph


    Mardi vingt-six septembre deux mille six. Onze heures trente. Aujourd'hui, je me sens plus près du creux de la vague que de sa crête. Le cycle solaire tend à l'étrécissement, les nuits sont encore douces, mais il devient presque imprudent de laisser la fenêtre ouverte. Les créatures nocturnes sont toutes mortes, mais le froid peut se faire présent.

    Hier, lundi vingt-cinq septembre deux mille six, je n'ai pas fait grand chose. Je me suis inscrit en ligne pour passer l'agrégation, mais je ne sais pas si j'en ai le droit; il faudrait que j'aille consulter un responsable pour savoir si mes diplômes me permettent d'exploiter une faille potentielle dans un des textes officiels. J'ai dormi tout l'après-midi, après un lever excessivement matinal. Le matin, j'ai regardé "Talons-aiguilles" de Pedro Almodovar. Le soir, passage chez Ramethep pour un double Carpenter, "Dark star" et "The thing". De l'horreur kitsch bien faite. Rentré en bus de nuit.

    Ce matin, j'envisage d'ignorer mon programme. J'avais prévu, dans l'après-midi, de me rendre chez Vertige pour baliser la pente de nos loisirs. Mais j'ai plutôt envie de rester immobile, à ne rien faire sinon lire, dans l'attente d'un nouveau jour. Pantoufles. Couette. Couverture. Fermeture.

 
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Publié dans schopenhauer

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