Cahier à spirale
Dimanche trois septembre deux mille six. Midi vingt. Je m'enfonce toujours davantage dans l'esprit de l'époque. Je ne fais plus grand chose de mon temps, à part lire, ne pas dormir suffisamment, ne pas m'occuper de mon mémoire. Il va pourtant bien falloir que je m'y mette sérieusement. Demain, j'ai prévu de passer l'après-midi dans une bibliothèque parisienne, pour tenter d'imprimer à mon travail une impulsion décisive. Attendre et voir.
Dans l'immédiat, j'ai vu des gens. Hier soir, soirée fromages à Saint-Denis pour fêter le départ de Tonga, que l'éducation nationale a décidé d'envoyer en Lorraine. On y mange des quiches, et des tartes flambées, à moins que je ne confonde avec la région voisine. Nous avons joué aux cartes toute la nuit. J'ai peu dormi, j'étais bougon au réveil, bref, dans une humeur standard.
J'ai pu regarder "Atame!" ("Attache-moi!"), un film d'Almodovar, amusant comme les deux ou trois autres que j'ai vus de lui (tous tournés dans les années quatre-vingts, je ne me suis pas encore attaqué à ses œuvres tardives). Et j'ai attaqué hier "Spin", roman de Robert Charles Wilson, pour lequel il a reçu, la semaine dernière, le prix Hugo, récompensant chaque année un roman de science-fiction ou assimilé. Ca commence bien. J'en suis au tout début, mais je sens qu'une ou deux nuits blanches, et il n'y paraîtra plus.
Programme de la journée: partie de jeu de rôles. Il y a bien longtemps, voire encore un peu avant ça, dans une lointaine galaxie, ou celle d'à côté. Un gâteau devrait nous tenir compagnie. Et plusieurs citernes de thé, si l'on veut que je sois fonctionnel.
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