Perceuse
Mercredi trente août deux mille six. Onze heures vingt-six. Que le temps me semble long. Depuis plusieurs jours, je traîne, sans but véritable, entre mon lit, l'ordinateur, la télévision. Un peu comme durant tout le mois. Je n'ai pas avancé mes projets, j'ai eu plus ou moins la crève, je ne suis pas vraiment sorti de chez moi. Si le voisin pouvait arrêter son duo marteau-perceuse, je m'estimerais comblé, l'espace d'un matin, et je parviendrais peut-être à me reconfigurer selon des trames souterraines propices à la déconfiture.
Programme de la journée: manger un flan. Terminer "Quicksilver", il me reste une centaine de pages. Si quelqu'un arrive à me bouger, aller sur Paris, voir un film, me promener dans la verte nature, faire quelque chose de mon temps. Ou rédiger mon mémoire, mais je n'y crois pas trop.
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