Ozone
La journée d'hier s'est perdue dans les brumes de l'inutilité. Après avoir attendu une machine à laver chez mon frère, j'ai fini par me rendre à la fac, dans l'intention de travailler dans une bibliothèque. En passant par le bureau associatif, j'ai croisé des gens. L'un d'eux fêtait son anniversaire. N'écoutant que mon estomac, je suis resté cinq minutes, le temps de participer au gâteau.
Quatre heures plus tard, je me laisse embarquer par Edriwing dans un plan alimentaire. Il pleut, je fais la gueule, c'est super. Le ventre plein, le sourire revient. Toujours au fond de mon épuisement, je décide d'aller dans un bar, rejoindre hypothétiquement la même collectivité que précédemment. Bière, cocktails sucrés, bonne ambiance. Dernier métro.
Bilan de la journée: j'ai pu terminer la lecture d'un ouvrage de base sur la civilisation américaine, commencer une biographie de Karl Marx un peu volumineuse, et réviser un peu d'indonésien pour mon examen de la semaine prochaine.
Programme de la journée: écrire les derniers articles en retard pour la revue post-vésulienne, poursuivre mes traductions des articles traduits en anglais de l'auteur indien sur lequel je m'acharne, poursuivre dans les transports ma lecture de la biographie de Karl (nous sommes déjà très intimes), ne pas me préoccuper de mes soucis d'argent. Et faire quelque chose en rapport à la préparation du capes d'anglais, qui tombe la semaine prochaine. Et passer chez Ramethep, ça fait deux soirs de suite que je lui fais faux bond.
Avantage du jour: j'ai pu dormir suffisamment pour ne plus être épuisé. Je suis dans mon état intellectuel normal, et je suis susceptible d'une interaction sociale optimale. Finir mes phrases. Ne pas baver en fixant les murs. Oublier enfin le parfum d'Esmeralda.
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