Kourouma

Publié le par Paraph


    Mardi 28 février 2006, onze heures et vingt-sept minutes.

    Hier, je suis resté onze heures d'affilée à la bibliothèque. Ca n'a pas arrangé mes courbatures, contractés samedi lors d'une partie de l'équivalent vietnamien du badminton, qui se joue avec les pieds. Du coup, j'ai bien avancé mes lectures. A ce rythme-là, j'aurai terminé d'ici deux semaines.

    La situation financière est tout sauf brillante. Après avoir effectué différents calculs approximatifs, j'ai décidé qu'il me restait cinquante euros pour finir le mois. De mars. Sachant qu'une carte orange trois zones coûte environ soixante-dix euros, je vais être obligé d'avoir recours à mes pieds ou à mon vélo. Ou de frauder, mais je n'y crois pas trop. Je me fais contrôler plusieurs fois par mois, je ne suis pas fou non plus.

    Ma vie continue à ne pas être passionnante. J'en suis conscient, et je m'en fous. Un jour, je ne serai pas maître du monde. Et un jour, les ouvriers qui ont creusé une tranchée devant chez moi cesseront leurs simagrées, arrêteront leur reconstitution historique de la guerre de quatorze, et restitueront à mon quartier malmené par la haine, son frais visage d'antan.


 
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Publié dans schopenhauer

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L
quelle dérision!   j'adore!  Avec de telles visions sous ta plume, rien ne pourras t'arrêter!  Encore!<br /> barbara
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