Rendez-Vous avec l'Asphalte

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    Jeudi vingt-neuf mai deux mille huit. Vingt-deux heures seize (heure française, seize heures seize). La marche du temps s'est quelque peu emballée ces derniers jours, proportionnellement aux distances parcourues. Après une virée de quatre jours dans le Sud lointain, je suis de retour sur mes terrains de chasse. Le bout de la route semble proche. Selon mon compteur personnel, il ne me reste plus que deux semaines à passer ici avant de reprendre la route. Un peu d'asphalte, de nuits blanches dans des trains chinois, quelques mégalopoles tropicales, avant d'amorcer un repli vers la France.

    Samedi dernier, vingt-quatre mai si j'ai bien compté, la matinée nous a permis, au Sultan et à moi-même, de nous rendre à vélo vers la gare de Xinfeng, située en bordure de la ville, à cinq ou six kilomètres du lycée où nous logeons. Nous nous y sommes cassé le nez, les guichets fermant à onze heures pour ne rouvrir que vers quatorze heures. Dans l'intervalle, une exploration des environs, un repas sur le pouce (bien arrosé de bière légère) et une non-sieste loin de la fournaise. Météo variable, grand beau temps calcinant, entrecoupé de giboulées tropicales.

    Le seul train de la nuit partant vers vingt-deux heures quarante-quatre, nous avons rejoint notre repaire, toujours à bicyclette, pour y faire nos affaires et qui lire, qui passer la serpillère en attendant l'heure du départ. Après une heure de marche, nous avons terminé le trajet en taxi (un euro la course), ma cheville gauche me faisant encore suffisamment mal que je ne souhaite pas forcer de trop en allongeant outre-mesure la foulée sur le dernier segment de route. Provisions faites pour la nuit, deux ou trois bouteilles d'eau ou de thé vert sucré, d'un-demi litre chacune, avant d'embarquer vers la mer.

    Le trajet ne fut pas bien long, six heures à peine, pour gagner Shenzhen, tentaculaire ville nouvelle imaginée il y a trente ans par Deng Xiaoping pour rivaliser sa voisine, Hong-Kong, encore sous le contrôle des Anglais (rétrocédée en nonante-neuf, dans la liesse nationale, avant de conserver depuis, grosso modo, le même mode de fonctionnement, à quelques nuances près que je suis trop mal renseigné pour préciser ici). Pas de places réservées, train de nuit avec places assises. Lumière constamment allumée, contrôleur occupé à écouter du blues-synthé-variétoche en mandarin sur sa radio portable, n'hésitant pas à en faire profiter tout le wagon. Lecture et siestes intermittentes.

    Débarqués à Shenzhen vers quatre heures cinquante-quatre du matin, nos courageux aventuriers déambulent une heure dans la chaleur étouffante du lieu, franchement tropicale, périodiquement interrompue de douches écossaises vite évaporées. Ignorer les nombreux taxis soucieux de nous charger dans leurs baudets, peu convaincus par les offres de massage-avec-fornication des entraîneuses locales, nous optons finalement pour un petit-déjeuner onéreux dans une cafétéria de la zone. Nous avons rendez-vous vers neuf heures du matin avec des amis résidant dans les parages, il nous faudra patienter.

    Le coût de la vie nous apparaît tout de suite étonnamment cher. Après avoir vécu trois mois dans une ville retirée de la campagne profonde, se trouver plongé dans la ville la plus chère de Chine, devant Shanghaï et Pékin, est pour le moins déstabilisant. Faisons contre mauvaise fortune bon cœur, la virée s'annonce comme une pompe à fric (tendance confirmée par la suite). Petite sieste inopinée sur mon bol de nouilles, en attendant le lever de soleil et le branle-bas de combat. Air conditionné dans la cafétéria, comme dans tous les bâtiments où nous mettrons les pieds, quatre jours durant.

    Ce dimanche matin, vingt-cinq mai donc, parvenus plus tôt que prévu au lieu du rendez-vous, point de croisement des deux lignes de métro de Shenzhen, nous explorons la zone en attendant. Shenzhen est une ville ultra-moderne, conçue pour les voitures, peuplée à la va-vite par des entrepreneurs, ouvriers, maçons, paysans, commerçants venus de toute la Chine. Les immeubles, gigantesques, y ont encore un air de neuf, et la ville, à en croire les statistiques officielles, est une des villes au monde à croître le plus vite. Les loyers des quartiers chics, très élevés, sont prohibitifs pour une grande partie de la population, et des immeubles entiers restent virtuellement inoccupés, tandis que leurs propriétaires se les échangent, faisant monter artificiellement les loyers par leur spéculation sauvage. La main-d'œuvre bon marché, importée des provinces voisines, réside en bordure de ville, dans des cités-dortoirs érigées au petit bonheur, loin des regards blasés d'une bourgeoisie de facto.

    Avantage des grandes villes, nous dégottons assez vite un magasin français, solidement implanté dans tous les pôles urbains du pays, et nous profitons de nos dix minutes d'avance pour acheter fromage, chocolat, moutarde et autres denrées totalement indisponibles dans notre bled isolé. Le chocolat attendra le goûter, protégé des rayons solaires par l'omiprésente climatisation indissociable de tout espace public. Petite promenade dans le quartier, avant de diriger nos pas vers un restaurant cantonnais, pour un brunch volumineux, vers dix heures du matin.

    Le couple d'amis, lesté d'une belle-mère (fort sympathique au demeurant, et déjà rencontrée il y a deux ans, pour leur mariage en Bretagne), nous ayant rejoints, nous rattrapons le temps perdu, devisons tout en baffrant, profitons de l'occasion pour échanger nos impressions sur la Chine. Lui est Français, sociologue ayant entamé une thèse restée en suspens, elle Chinoise, venue étudier l'aménagement du territoire. Ils sont en Chine depuis un an et demi, elle travaille à Hong-Kong, lui donne des cours de français dans une université du coin.

    Après un brunch somptueux (j'ai la flemme de décrire les plats, notons juste que j'ai peiné à les terminer), nous visitons leur appartement, situé au douzième degré d'une tour de trente étages, tout près de la frontière avec la Baie des Parfums; de fait, on aperçoit, depuis leur balcon, la frontière servant de tampon entre les deux villes, et les montagnes presque vierges encore situées au nord de Hong-Kong. En altitude, la température est supportable, l'air presque respirable. Une douche, une tasse de thé, davantage de discussions. Nous levons le camp vers dix-sept heures.

    Le passage de Shenzhen à Hong-Kong tient de l'aéroport en plein centre-ville, les avions en moins. Contrôle des passeports, bagages passés aux rayons-X, fiches de sortie et d'entrée de territoire à remplir, longue file d'attente. Nous avons choisi un des deux points d'accès, a priori le moins fréquenté. Les réfugiés du Sichuan, annoncés par la rumeur et attendus en masse, semblent ne pas avoir fait le déplacement. Une heure environ suffit pour franchir le point de passage. Nous avons quitté la République Populaire de Chine, vingt-quatre heures avant expiration de nos visas. Pour y pénétrer de nouveau, des épreuves administratives nous attendent.

    Dimanche soir, nous atterrissons, après une heure de métro climatisé idéal pour une sieste inopinée, dans le quartier de Kowloon (Les Neuf Dragons), dernière zone avant l'île de Hong-Kong proprement dite, située plus au sud. Le quartier, conseillé pour ses tarifs hôteliers avantageux, accueille une population bigarrée, une mosquée, beaucoup de routards et bon nombre de pubs, restaurants, karaokes, établissements en tout genre. Une fois passé le sas et refoulés masseuses thaïlandaises, tailleurs pakistanais et restaurateurs ethniques, nous cherchons un toit pour la nuit. Plutôt qu'un dortoir indien, nous optons pour une chambre deux lits, plus chère mais davantage sécurisée.

    Après une première tentative d'hébergement manquée dans une pension de famille réservée aux seuls Coréens (ma maîtrise de la langue se limitant à quelques formules de politesse, il n'a guère été possible de négocier une exception à la règle), nous avons trouvé refuge dans un petit hôtel particulier, situé au sixième étage d'un immeuble d'habitations, sis Cameron Street, géré par un certain Charlie Chan que nous n'aurons pas l'heur de croiser. Chambre deux lits, avec douche-toilettes intégrée, quatre cent cinquante dollars hong-kongais, soit trente-cinq euros, peu ou prou. Une affaire, donc.

    Le quartier est propice aux sorties. Tous les types physiques s'y croisent, du Chinois de souche parfaitement anglophone, à l'immigré récent résolument cantonnisant, en passant par l'Indien implanté depuis des générations, sans oublier les Malais, les occidentaux de tout poil, les touristes japonais, coréens, australiens, venus d'un peu partout pour échanger, l'espace d'une soirée, quelques pas de danse dans cette plaque tournante du commerce mondial. Devant nous lever tôt le lendemain matin, pour faire le siège de l'ambassade, nous boudons les plaisirs de la chair pour un coucher précoce.

    Le lendemain, lundi vingt-six mai, nous quittons les allées enfumées, d'une touffeur moite, de Kowloon la verticale, aux indénombrables enseignes de néon, pour diriger nos pas, via le métro, vers le quartier des affaires, sur l'île de Hong-Kong proprement dite; nous quittons Tokyo pour Vancouver, tant l'architecture des deux quartiers détonne. Jointes l'une à l'autre, les deux atmosphères conjuguent un tout étrangement proche du "Blade Runner" de Ridley Scott. Shenzhen, par contraste, rappelle davantage "Brasil".

    L'ambassade chinoise à Hong-Kong (consulat? simple service de gestion des étrangers?) ouvrant ses portes à neuf heures, nous débarquons pour huit heures trente, après nous être égarés dans les dédales de verre et d'acier. Une longue file d'attente nous précède. Vers neuf heures trente, nous pénétrons dans le saint des saints. Une heure et demie plus tard, panique au guichet, le factotum nous expliquant sans aménité qu'il nous manque un papier vital (une réservation dans un hôtel chinois), lequel paralyse toute la procédure. Panique dans la fourmilière, nos aventuriers affolés quittent le bâtiment sans demander leur reste.

    Deux heures plus tard, après avoir trouvé un cyber-café (de fait, une salle de lecture spécialisée dans les manga), réservé une chambre d'hôtel, puis vainement cherché, avant de la trouver par hasard, une salle de photocopie pour imprimer ladite réservation (transférée sur l'appareil photo du Sultan, heureusement numérique), nous entamons une nouvelle attente, retour à la case départ. Cette fois-ci, toutes les pièces y sont, nous choisissons l'option express-urgence, tarif quatre cents dollars de Hong-Kong (trente-cinq euros) par tête de pipe, visa de tourisme un mois à venir prendre vingt-quatre heures plus tard. Il nous reste donc une journée à tuer, le temps de découvrir Hong-Kong, au hasard des collines, au gré des flots, du vent, des miasmes, des embruns.

    Première étape de la visite, puisque Hong-Kong, rappelons-le, est un des plus grands ports au monde, nous nous dirigeons vers les quais, loin de la zone portuaire proprement dite, mais néanmoins au bord de l'eau. Plus loin à l'ouest, peut-être sur une autre île, la ville abrite un parc d'attractions Mickeyland, où nous n'irons pas, faute de temps, d'argent et d'intérêt pour la chose (habitant Paris, il sera toujours temps d'y passer de retour au pays). En revanche, nous trouvons l'Avenue des Stars, sorte de jetée en béton armé accueillant, sur le modèle américain, des étoiles incrustées au sol, décorées du nom des plus célèbres acteurs-chanteurs locaux, depuis les années trente jusqu'à nos jours. Au menu, entre autres, Jackie Chan, Jet Li, Tony Leung, Andy Law, sans oublier Bruce Lee, dont une statue dorée trône sur la promenade. Pour certains acteurs encore vivants, l'étoile s'accompagne d'un moulage des mains, du plus bel effet kitsch.

    Retour à Kowloon, via le ferry traversant la baie, pour occuper, une seconde nuit, notre chambre de la veille. Cette fois-ci, nous profitons du quartier pour faire des emplettes (quelques livres dans une librairie anglophone opportunément repérée la veille au soir, une peluche des jeux olympiques pour le Sultan), avant de boire une Guinness dans un pub local. Aucune rencontre notable. Pas de sortie en boîte de nuit, ni de massage exotique, je ne suis pas intéressé. Retour à l'hôtel vers vingt-deux heures, pour un long dialogue, une courte séance de lecture et une bonne nuit de repos, la matinée du lendemain étant consacrée au farniente.

    Mardi vingt-sept mai, nous parachevons nos préparatifs en fin de matinée, avant de déambuler, au hasard des ruelles que nous finissons par connaître, à la recherche d'un bon repas. Cantine philippine. Vers treize heures, nous entamons le pied-de-grue devant l'ambassade. La procédure suit son cours, nous nous soulageons de nos derniers dollars, obtenons notre visa et quittons les lieux vers quinze heures. Dans la foulée, exploration de Hong-Kong centre, distant de deux stations de métro, dans un quartier totalement différent.

    Le centre historique de Hong-Kong (s'il s'agit bien du même quartier, dur à dire, puisque nous avons exploré la ville sans aucun guide) est tout en collines, occupées majoritairement par des occidentaux affairés, ambiance Montmartre-Notting Hill-Greenwich Village. Nous dénichons finalement la librairie d'occasion initialement débusquée dans un cyber-café de la City, où j'accrois mon stock de fin de séjour. Pour quelques dollars, nous ne pouvons prendre le métro jusqu'à Shenzhen, et il nous faut retourner à Kowloon pour changer les dernières roupies du Sultan, manger des nouilles et enfourcher notre train de banlieue pour amorcer le lent retour vers la campagne.

    Une heure plus tard, nous revoici à Shenzhen, bien résolus à quitter les lieux le plus tôt possible. Hélas, aucun train avant le lendemain matin. Pire, il nous faut choisir un train ne desservant pas notre propre ville, trop petite, mais passant par la grande ville voisine, Ganzhou. Entre-temps, des courriers électroniques de notre employeur requièrent un retour immédiat (nous avons fait au mieux, ne compresse pas le temps qui veut). Seule solution d'attente, passer une nuit de plus à l'hôtel; cela tombe bien, l'ambassade nous ayant contraints, la veille, à procéder à une réservation.

    Ignorant tout de l'emplacement exact de l'hôtel, nous nous dirigeons vers les longues files de taxis attendant les voyageurs à la sortie de la gare. Pour une raison mal définie, nous nous laissons alpaguer par un chauffeur au noir, qui nous pilote hors de la zone avant de nous faire monter dans sa grande berline aux vitres fumées, à l'écart. Commençant à sentir le coup fourré, je décide malgré tout de faire confiance à la nature humaine. Bien mal m'en aura pris.

    Une fois parvenus à destination, nous tendons un billet de cinquante yuan au chauffeur (tarif convenu au préalable, trente yuan), qui le refuse, arguant je ne sais quel détail technique. Je finis par sortir de ma poche un billet de cent yuan, que le sinistre individu escamote, sans me le laisser voir, avant de prétexter que le billet est écorné pour m'en demander un second, que je lui tends, avant de le reprendre, ce deuxième billet n'ayant pas, lui non plus, passé le test. Agacés, nous tendons les cinquante yuan initiaux, résignés à ne pas réclamer la monnaie. Je déverrouille la porte, mets un pied dehors et attends que le Sultan m'y rejoigne. Les deux truands finissent par lui tendre un billet uniquement valable à Macau, inutile en Chine, donc.

    Quelque peu échaudés par l'expérience, nous tentons, tant bien que mal, de nous orienter. Une passante, un commerçant, deux retraités et un gardien de square nous mettent sur la bonne piste. Deux kilomètres de marche, une traversée de zone industrielle et cinq cents mètres à bord d'une voiture particulière nous mènent, fourbus, à l'hôtel. Au moment de payer la chambre, je découvre, avec stupeur mais sans surprise au fond, que les deux billets rendus par l'escroc du taxi clandestin sont faux. Je les déchirerai dans ma chambre d'hôtel. En attendant, une bonne douche et au lit. Bilan des opérations, deux cents yuan (vingt euros) pour la micro-pègre locale. La prochaine fois, je prendrai un vrai taxi.

    Mercredi vingt-huit mai. Levés vers sept heures du matin, nous prenons une collation au Bruce Lee Burger avant de monter dans le train de neuf heures, diurne mais avec couchettes. Traversée sans incident, lecture matinée de siestes impromptues. Sept heures plus tard, nous arrivons à Ganzhou, où nous prenons place à bord d'un bus pour Xinfeng. Deux heures plus tard, la nuit tombant, nous sommes de retour au bercail, les pieds douloureux, la tête lourde, les poches vides et le cœur meurtri.

    La température est plus agréable que sous les tropiques, l'air davantage respirable, et la population chaleureuse. Je retrouve avec plaisir ma petite ville chinoise, ses trottoirs défoncés, ses immeubles-champignons, ses habitants provinciaux mais sincères dans leur dévouement aux courants médiocres qui courent en leur sein. Je m'y sens un peu comme chez moi, à vrai dire. Normal, me direz-vous, au bout de six mois.

    Mes cours de la journée se sont bien passés, après un lever difficile (mais ne le sont-ils pas tous?). Le voyage à Hong-Kong a servi de substance à plusieurs cours. Manque de préparation, faute de temps. Sieste du midi sabotée par "Harvey Birdman, Attorney at law" (un dessin animé reprenant des images, en les trafiquant, de séries issues des studios Hanna-Barbera, dans les années soixante, effet comique garanti) et notre commanditaire, venu négocier à la baisse nos exigences financières (la petite virée nous aura coûté un quart de notre salaire mensuel). En soirée, promenade dans les rues de la ville (ma cheville me fait de moins en moins mal) et milk-shake à la fraise.

    Programme de la soirée: d'ici quelques minutes (il est minuit moins deux, et je travaille à huit heures et quart), quitter l'ordinateur et me mettre au lit avec un livre. Récemment achevés: "Days of atonement", magistral roman d'enquête dans un bled du Nouveau-Mexique, sur fond de crise économique des années deux mille, confrontée à d'étranges phénomènes imputables à la physique des particules; "The Overlook", dernier roman policier dû à Michael Connelly, sans surprise mais idéal pour occuper un long voyage en train. En cours d'achèvement, "Thebes of the Thousand Gates", de Robert Silverberg, brève histoire de voyage temporel dans l'Egypte antique.

    Programme de demain, et des jours à venir: assurer mes trois cours de demain, me déclarer en week-end et dormir tout mon soûl. Demain, devrait tomber la décision du lycée, susceptible de me sucrer une bonne partie de mon salaire, du fait de mes nombreuses absences d'il y a trois semaines, voire de ne pas renouveler mon contrat le semestre prochain. Dans la conjoncture actuelle, j'envisage, au rebours de ma prise de position récente, de remettre le couvert. Je n'aime pas rester sur une expérience ratée, et j'ai désespérément besoin des fonds en jeu. Suite au prochain épisode.

   
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