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Dimanche 12 février 2006 7 12 /02 /Fév /2006 11:32

    Le week-end bat son plein. Je suis malade. Gorge, bronches, fièvre. C'est rigolo. Pour le moment, je ne me soigne pas, ça dure depuis deux jours, j'ai bon espoir que ça prenne fin spontanément d'ici peu. En attendant, j'ai dormi d'un sommeil fiévreux, entrecoupé de réveils-humectation des lèvres et de la gorge. Ce matin, pamplemousse. Et toute la journée, du thé en perfusion.

    Bilan des jours précédents: vendredi, trois heures de marche (quinze kilomètres), dix heures de jeu de rôles, fin vers six heures du matin; samedi, trois heures de sommeil, deux heures de marche (dix kilomètres), douze heures de jeu de rôles, fin vers deux heures du matin; cette nuit, sept heures de sommeil fiévreux. Au programme du jour: vingt minutes de train (dix kilomètres), six à huit heures de jeu de rôles; montée sur Paris pour une fête jusqu'à l'aube.

    J'ai comme un doute quant à ma capacité à résister au programme de la journée, d'autant plus que si tout va bien, je dois enchaîner avec une journée de dix heures de cours. Il va bien falloir qu'à un moment ou à un autre, je m'écroule dans un coin comme un vieux ressort fatigué. J'ai déjà vidé six demi-théières hier, et quatre la nuit précédente, et je pressens que la journée à venir sera pleine d'eau chaude aromatisée aux herbes venues d'Ailleurs.

 
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Vendredi 10 février 2006 5 10 /02 /Fév /2006 10:32

    Le temps passe incroyablement vite. Déjà quarante-huit heures depuis mon retour au monde des vivants, et je n'ai toujours rien fait. Les vacances touchent pourtant à leur terme, et j'ai du pain sur la planche. Et du pâté à y étaler.

    Hier, promenade de douze kilomètres à travers Paris et la banlieue, soirée fromage improvisée chez Ramethep, retour maison fourbu, nuit entrecoupée de réveils asséchés.

    Programme de la journée: si j'ai le temps, retourner à Paris à pied, ça me fera faire des économies; tenter de ranimer mon ordinateur mal en point, grâce à l'aide d'autrui; me lancer à corps perdu dans la première partie du week-end. Résister à l'heure avancée qui viendra subtilement à bout de ma résistance.

 
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Jeudi 9 février 2006 4 09 /02 /Fév /2006 12:46


    J'ai passé deux heures à changer ma chambre à air, démonter la roue, remonter la roue, gonfler les pneus. Je suis parti, cahin-caha. Le tout est assez poussif. J'ai pu effectuer les vingt-cinq kilomètres me séparant du restaurant japonais où m'attendaient les autres. J'ai dormi sur la table. En rentrant, j'ai dormi dix heures. Et voilà.

    Ce matin, un ami a débarqué de Chine pour quelques jours. Ca fait du bien de revoir des têtes. Dans les jours à venir, plusieurs parties de jeu de rôles sont prévues, entremêlées de fêtes et de cours qui vont reprendre. Et je n'ai toujous pas eu le temps de me remettre au birman.


 
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Mercredi 8 février 2006 3 08 /02 /Fév /2006 15:38


    Je viens tout juste de rentrer de vacances. Ou, pour être précis, du festival des cinémas d'Asie de Vesoul. Pour résumer, j'ai vu une quarantaine de films issus d'un peu partout, je n'entrerai pas dans les détails. J'ai très peu dormi, et pas depuis hier matin, à part dans le train pour rentrer sur Paris. J'ai le cerveau dans une boîte à chaussures, elle-même dans un état second. Du coup, je déborde d'enthousiasme et d'envie de faire des choses.

    Programme de la journée: retaper mon vélo pour pouvoir reprendre la route, d'autant plus que je n'ai pas les ressources financières pour me payer la carte orange ce mois-ci; aller voir des gens et manger avec eux; me remettre activement au birman, et au russe.

    Lectures de ces derniers jours: j'ai terminé "Pars vite et reviens tard" de Fred Vargas, ainsi que "La machine à broyer les petites filles", de Tonino Benacquista. Comme je n'avais pas trop le temps avec le cinéma douze heures par jour cette dernière semaine, j'ai tout juste eu le temps de commencer et de bien avancer "The princess bride" de William Goldman. Lectures à venir, restent à déterminer.

    C'est tout pour aujourd'hui, les prochains jours (et les nuits attenantes) s'annoncent bien pleines.


 
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Mardi 31 janvier 2006 2 31 /01 /Jan /2006 10:09


    Levé plus tôt que prévu, j'ai tout le temps nécessaire pour préparer mon sac. Je pars une dizaine de jours à Vesoul, petite ville paumée dans l'est de la France, pour assister à l'intégralité d'un festival consacré au cinéma asiatique. Asiatique au sens large, en forçant sur Israël, l'Ouzbekistan et le Kazakhstan. Et l'Iran. Pas trop d'extrême-orient, en somme. Mais je m'amuserai malgré tout.

    Avant de rejoindre la gare de l'Est où le groupe d'étudiants faisant le déplacement doit se réunir, je dois passer prendre du matériel vidéo à l'autre bout de Paris. Comment flinguer une matinée pour compenser les absences d'autrui. Mais, bon. Ca me sortira un peu.

    Hier au coucher, j'étais légèrement fiévreux, et j'avais suffisamment froid pour me relever, mettre des chaussettes et enfiler un pull par-dessus mes deux épaisseurs déjà en place. Ce matin, ça va mieux, bien que je reste fiévreux. J'espère que cette petite crève ne va pas me gâcher le voyage.

    Hier toujours, je suis allé voir "Le secret de Brokeback mountain" au cinéma. Intéressant. Je ne me sens pas vraiment concerné par la thématique principale du film, mais les paysages sont jolis. Ang Lee aime bien les sapins. Dans la foulée, en vidéo, nous avons regardé "Sherlock Holmes contre Jack l'Eventreur" ("A study in terror"), dont le seul titre suffit à suggérer le contenu. Un bon moment, les vieux films de la Hammer, que je connais mal, semblent intéressants, ça me change du cinéma actuel qui se prend parfois trop au sérieux.

    Partir dix jours, se taire pour une durée équivalente. Je reprendrai vraisemblablement l'écriture de ce journal aux environs du neuf février deux mille six. Si tout va bien, j'aurai pu voir entre trente et quarante films venus d'Ailleurs.

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Lundi 30 janvier 2006 1 30 /01 /Jan /2006 11:37

    J'ai passé ma matinée d'hier à clore au moins trois romans dont j'avais commencé la lecture. J'en ai profité pour entamer "Pars vite et reviens tard", de Fred Vargas, le premier roman de cet auteur que je sois amené à lire. Ca commence très bien, le style est incisif, élégant, les personnages atypiques et attachants, l'intrigue prend du temps à s'installer, bref, tous les ingrédients d'un bon roman noir. A suivre.

    J'ai pu retourner me ballader en forêt, après avoir passé une heure à chercher mon chemin dans les rues de Massy, ville assez sympathique, mais où s'orienter tient de la gageure. En rentrant des bois, nous avons charrié une souche d'une vingtaine de kilos, qui trône à présent sur l'armoire d'un ami. Pour finir, visionnage de "La jeune fille à la perle", esthétique en diable mais plaisant. A se demander pourquoi certaines scènes ont été supprimées, elles ajoutaient un peu d'action à l'ensemble assez plat. Retour vers minuit, tentative désespérée de trouver la gare, j'ai couru dans toutes les directions, traversé une ou deux cités endormies, pour finir par attraper le dernier train au prix d'un sprint de saison.

    Programme de la journée: intercepter Sultan Rahi dans l'antre où il s'est assoupi, le traîner au cinéma ou dans tout autre lieu de perdition propice à l'oubli. J'ai fait le bilan de ma situation financière, et ça n'est pas brillant. Le mois de février devra nécessairement me voir ressortir mon vélo du placard où je l'ai rangé à l'approche des frimas. Mon budget nourriture pour le mois semble se monter à plus ou moins vingt euros.

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Dimanche 29 janvier 2006 7 29 /01 /Jan /2006 10:28

    Anniversaire d'une cousine hier soir. Buffet chez un traiteur libanais. Bonne ambiance, j'ai pu revoir des gens que je n'avais pas vus depuis des années, et ignorer des gens que je ne connaissais pas, et qui me le rendaient bien. Si je joue correctement les cartes qu'on m'a distribuées, je suis en mesure de garder le contact avec la cousine en question, et de me faire inviter en Bretagne chez sa mère. Ca tombe bien, je ne connais pas la Bretagne, à part Rennes, mais je ne suis pas sûr que ça soit synonyme de Bretagne profonde. Il y a deux ans, j'avais étudié le breton, tout seul dans mon coin, pour aussitôt tout oublier. Ca serait l'occasion de m'y remettre. Mais, bon. Je n'y crois pas trop. Croiser des gens qu'on n'a pas vus depuis longtemps, c'est surtout une occasion parfaite pour les oublier de nouveau.

    Etrangement réveillé à huit heures trente, ce dimanche matin; à noter qu'étant en vacances, je n'ai plus de raison de me lever tôt, donc beaucoup de mal à faire la grasse matinée. Sommeil paradoxal?

    Programme de la journée: terminer la lecture de romans qui traînent; aller me promener en forêt pour salir ma seule paire de chaussures; préparer mollement mes vacances, qui débuteront dans deux jours, par un départ en train vers le pays du froid et des films venus d'Ailleurs.

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Samedi 28 janvier 2006 6 28 /01 /Jan /2006 11:57

    Mon frère lyonnais me signale qu'il y a neigé. Ici, pas l'ombre d'un flocon.
    Mes parents m'ont informé qu'un chat avait chanté toute la nuit (comme un avion sans ailes?). Pour ma part, je n'ai rien entendu.

    Hier, je suis sorti poster une lettre. Le froid m'a terrassé, j'ai décidé de rentrer illico, au diable l'examen d'ourdou que je devais passer. Ce matin, je reste sous la couette. Quand on n'a pas de volonté, il faut savoir s'assumer.

    J'ai terminé hier soir "Malavita", le dernier Benacquista. Lecture agréable, mais ça n'est pas, à mon sens, le meilleur roman de l'auteur. J'ai découvert, en faisant des recherches sur l'entrefilet, que son premier roman, écrit en 1985, et publié aux éditions Fleuve Noir, avait existé. Je doute de pouvoir mettre la main dessus. En attendant, ne me restent plus à lire que "Le contrat" et "La machine à broyer les petites filles", ainsi que les films et bandes dessinées auxquels il a collaboré. En espérant qu'un nouveau roman voie bientôt le jour.

    En attendant que le sommeil vienne, je me suis rendu compte que j'étais, étrangement, attiré par les bottes noires qui montent à mi-cuisse. La mode féminine a cela de fascinant que ce qui semblait très laid il y a six mois, m'apparaît à présent comme une norme acceptable. La machine à voyager dans le temps qu'est le corps humain s'acclimate très bien à ce genre de paradoxe. Mon esprit est resté bloqué quelque part à la fin des années quatre-vingts, et voilà que le hasard des tendances redonne aux coiffures et aux silhouettes l'aspect d'il y a vingt ans. Musicalement aussi, les groupes de pop-rock du moment flirtent avec les synthés pourris d'alors. Je m'amuse comme un petit four.

    Programme de la journée: avancer, voire clore, ma lecture de "Knife of dreams", onzième et pénultième volume de l'interminable "Roue du temps" de Robert Jordan. Il se passe enfin des choses, certaines intrigues vieilles d'une décade se résolvent enfin. Rester au chaud. Ce soir, sortir en ville, fêter les vingt ans d'une cousine. Ou, si je m'ennuie trop dans l'intervalle, m'aller faire une toile. Mais je n'y crois pas trop, le froid devra faire sans moi. La paresse a ceci d'exquis qu'elle peut s'accomoder de toutes les lâchetés.
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Vendredi 27 janvier 2006 5 27 /01 /Jan /2006 01:10

    Le vent souffle, il fait presque froid, suffisamment en tout cas pour que je frissonne.

    Mon examen s'est déroulé comme prévu, carte muette de l'Asie du sud-est que j'ai remplie comme j'ai pu, question à deux balles pour la partie ethnologie ("Pourquoi faut-il respecter l'identité ethnique d'autrui?" -- à traiter en une page), et question pointue sur la statuaire bouddiste, à laquelle j'ai été bien incapable de répondre. J'ai tartiné quatre pages, on ne sait jamais. Je suis parti au bout de trois quarts d'heure, l'examen durait trois heures. Je sais, j'ai toujours été un rapide.

    Dans la foulée, je suis allé manger une soupe viêtnamienne avec Tonga, pour finir par échouer au cinéma, toujours en sa compagnie. Nous sommes allés voir "La véritable histoire du petit chaperon rouge" (Hoodwinked), qui s'est révélé moins mauvais que prévu. Il y avait même quelques bons moments.

    Programme de demain: rester au lit. Ne pas sortir. Ne pas passer l'examen d'ourdou auquel je dois sacrifier ma soirée. Rester au chaud et rattraper une partie du retard accumulé dans mes lectures. Si je trouve des textes intéressants en ligne, jouer avec le dictionnaire unilingue de tamoul que je viens d'acquérir.
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Jeudi 26 janvier 2006 4 26 /01 /Jan /2006 12:41

    Je débarque aujourd'hui chez un nouvel hébergeur. J'écrivais mon journal en ligne depuis bientôt un an chez 20six, mais ils ont changé d'interface, de design, de politique générale vis-à-vis des utilisateurs. Je ne peux plus accéder à mon journal, et mes lecteurs non plus, sans taper un mot de passe, qui ne m'a pas été fourni. J'ai donc décidé de migrer chez ce nouvel hébergeur, en espérant que tout ira bien.

    Ceci est donc mon journal. Le récit plus ou moins quotidien de mon existence, rien de bien intime, en fait. Je suis persuadé que ça manque essentiellement d'intérêt pour les personnes extérieures, mais je trouve l'exercice intéressant.

    Ces derniers jours, je suis retourné en cours de tamoul et de cambodgien, et ai débarqué pour la première fois à un des cours de coréen où je n'avais pas encore mis les pieds. L'accueil a été plutôt glacial, mais je pense y avoir survécu. Si je parviens à me lever le matin dans les semaines à venir, peut-être continuerai-je de suivre ces cours. Je ne sais pas trop. Manque de motivation.

    Je suis essentiellement fatigué par le rythme effreiné de ces dernières semaines. Ma vie d'étudiant manque de cohérence, mes finances manquent d'influx, ma vie en général manque de dynamique. Mais qu'à cela ne tienne.

    Programme de la journée: préparer mollement mon examen d'histoire de l'art, géographie et ethnologie de l'Asie du sud-est, prévu ce soir; passer par-dessus la jambe l'examen en question; aller au cinéma, voir des films en retard.

    Lectures en cours: toujours "Malavita" de Tonino Benacquista, "Knife of dreams" de Robert Jordan, et une nouvelle d'Anna Gavalda, que ma sœur a tenu à me faire lire. Et j'ai pu achever hier la lecture des six albums de l'Incal.
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